Cette association a été
initiée par Maxime Camuzat, 1er vice-président
du Conseil Général du Cher (
publication au JO)
Au CG du Cher, Maxime
Camuzat refuse de voter une augmentation de la fiscalité
à deux chiffres
Lors de la session du 30 mars
2009 du Conseil Général du Cher, le Cabinet Michel Klopfer a dévoilé
les résultats de son
audit sur les finances du département
du Cher[1]. Le
résultat est sans appel : il manque plus de 20 millions
d'euros de dotation d'Etat.
1er vice-président du
Conseil Général du Cher, Maxime Camuzat a refusé
de voter une augmentation de 13 % du taux de la taxe d'habitation
et du foncier non bâti, de 16 % du foncier bâti et
de 19,5 % de la taxe professionnelle lors de la session du
30 mars 2009 du Conseil Général du Cher. Il s'est
donc abstenu pour ne pas faire peser sur les ménages,
"au pouvoir d'achat déjà largement amputé"[2], cette augmentation
très lourde de fiscalité.
"La position que je
prends aujourd'hui n'est donc en aucun cas une rupture avec mes
amis de la majorité départementale, tout au contraire[3]. Elle souligne simplement
que je considère pas qu'il n'y aurait donc pas d'autre
alternative que de voter aujourd'hui la hausse indiquée
dans le rapport de la fiscalité départementale
pour cette année, tout en supprimant dans le budget 2010
« des dépenses » de façon drastique
comme vient de le rappeler Yann Galut [rapporteur PS du budget].
Cela revient à remettre nous même en cause ce qui
fait, en France, les fondements de ce que l'on appelle le «
service public local », et la « générosité
» dont nous aurions donc fait preuve envers les plus démunis"
Le Vice-Président du
conseil général continue son combat en lançant
une association "SolidarFlop" qui va attaquer l'Etat
en justice. "Je veux réunir tous les citoyens
qui voudraient faire rembourser à l'Etat ce qu'il doit
au conseil général. Nous organisons une résistance
pacifique, démocratique, sous le nom de "SolidarFlop".
Pourquoi "SolidarFlop" ? tout simplement parce qu'on
nous parle de "décentralisation solidaire",
et que nous disons que cette pseudo-solidarité est en
fait un "flop"...
La réunion constitutive
de l'Association a eu lieu le Jeudi 16 avril à 18 heures
en mairie de Saint-Germain du Puy (Voir le compte-rendu).
Voir aussi :
Explication de vote lors de la séance
du Conseil général
Avis de tempête
La tempête est là
De vieux démons antigouvernementaux, ou
des solutions nouvelles pour éviter la récession
?
Motion sur la crise financière et les
collectivités adoptée par le conseil général
du Cher 20.10.2008
Déclaration commune effectuée au
Conseil Général du Cher par huit départements
concernant les finances locales le 30 octobre 2008
Ce qu'en dit la presse
Contexte général des finances locales et surcoûts non compensés du Département du Cher (Cabinet Michel Klopfer)
[1] Le cabinet Michel Kloper a confirmé en
séance du conseil général les craintes pour
l'avenir, en annonçant "l'absence de perspectives
pour les finances des départements au-delà de 2012".
Le cabinet explique que la période de 7 exercices de 2002
à 2008 a coïncidé avec une très forte
augmentation des droit de mutation qui a permis aux collectivités
de faire face aux augmentation des charges... "Mais le
mur est dans trois ou quatre ans. Il n'y a aucune perspective
au-delà de 2012-2013, aucune augmentation des recettes
ne va permettre d'équilibrer cela".
[2] "La crise actuelle du système financier
et spéculatif mondial s'ajoutant au choix du gouvernement
de la France depuis quelques années, fait ouvrir des yeux
et rechercher une alternative à ce désastre programmé.
Serons-nous assez cohérents pour élever des digues
et proposer des solutions différentes ? C'est tout l'enjeu
d'aujourd'hui".
[3] C'est en connaissance de cause que Maxime Camuzat
a demandé le vote d'un budget en déséquilibre
:
"Je sais ce qui peut alors arriver : c'est l'Etat qui
prendrait en charge le budget, et l'équilibrerait alors"
: hausse probable de la fiscalité, coupe dans les dépenses,
etc... c'est ce qu'il ferait, et en assumera alors les choix.
Mais qu'il nous impose de faire la même chose avec les
mesures qu'il prend, pour moi, c'est non."